SÉCURITÉ AÉRIENNE

Sécurité à bordPrendre l’avion n’est pas sans risque. Bien que l’avion soit le moyen de transport le plus sûr au monde, certains dangers sont inéluctables. Pourtant, malgré la rareté des accidents, les passagers doivent être prêts à réagir en cas d’urgence. Bien souvent, ils ne prêtent pas attention aux consignes réglementaires de sécurité présentées par le personnel navigant ou par un film de démonstration diffusé dans toute la cabine. Ces instructions sont importantes et peuvent être utiles en cas de nécessité.

Le vol US Airways 1549 est un exemple récent qui montre que l’on ne doit pas négliger les consignes de sécurité : quelques secondes après le décollage à seulement 1000 mètres d’altitude, l’A320 reliant New York à Charlotte perd ses deux moteurs après avoir percuté un groupe d’oiseaux. Les pilotes décident d’amerrir en urgence sur l’Hudson River. Grâce au professionnalisme de l’équipage et au sang-froid des passagers, l’évacuation s’est déroulée sans encombre. Sans cette rapidité, des passagers auraient pu se retrouver coincés et noyés à l’arrière de l’avion où l’eau s’est rapidement infiltrée après l’amerrissage.

Quels sont les dangers en avion ?

Foudre

Les éclairs n’impressionnent guère les avions, conçus de façon à être insensibles au foudroiement. En effet, lorsque la foudre touche un avion, le courant circule dans la carlingue puis continue sa route. En moyenne, un avion de ligne est frappé par la foudre toutes les 1000 heures de vol, soit environ deux fois par an.

Risque aviaire

Rares mais dangereux, le risque aviaire est appréhendé par les pilotes. Une collision entre un avion et des oiseaux peut avoir lieu à tout moment, en-dessous d’une certaine altitude. En cas de collision, le choc est fatal pour les oiseaux, mais aussi pour l’avion. Plusieurs catastrophes aériennes sont dues au risque aviaire, toutefois, tous les aéroports sont protégés par des fauconniers, qui chassent les oiseaux des zones de décollage et d’atterrissage.

Panne de moteur

Les pannes de moteur peuvent être causées par une collision avec des oiseaux, par un manque de carburant ou bien par un problème technique divers. Heureusement, sur un avion de ligne classique, il y a au minimum deux moteurs (un sur chaque aile), voire quatre. Cela garantit un minimum de sécurité : quand un des moteurs ne fonctionne plus, les autres permettent encore à l’avion de voler dans de bonnes conditions. Mais dans une telle situation, un atterrissage d’urgence est évident.

Lorsqu’aucun des moteurs de l’avion ne fonctionne, l’avion peut planer pendant environ une vingtaine de minutes, s’il est à 10 000 mètres d’altitude. Lors de la préparation du vol, la route suivie par l’avion est prévue de sorte à ce qu’il puisse atterrir dans un aéroport rapidement à n’importe quel moment de la trajectoire. Ainsi, l’avion doit être en capacité de planer jusqu’à un aéroport de déroutement.

80% des accidents d’avion sont dus au facteur humain. Très souvent, les accidents sont dits multi-factoriels, c’est-à-dire que la cause n’est pas due à une seule personne, mais à plusieurs personnes, qui ont commis des erreurs, qui si elles étaient isolées n’auraient pas provoqué d’accident.

Incendie

L’incendie est l’un des incidents les plus redoutés en aéronautique en raison de la difficulté de combattre un incendie dans un espace aussi confiné où la propagation peut être particulièrement rapide. L’origine des incendies peuvent être dus à des problèmes techniques ou à des usages dangereux chez les passagers comme l’utilisation de la cigarette (interdite depuis une vingtaine d’années).

Décrochage

Le décrochage se traduit par une perte simultanée de vitesse et d’altitude : l’avion ne vole plus, il tombe. Ce danger est redouté à basse altitude lors des phases de décollage et d’atterrissage. À une certaine altitude, les pilotes peuvent -en cas de décrochage- faire piquer l’avion pour lui redonner de la vitesse et ainsi reprendre son contrôle. Ce type d’incident reste cependant extrêmement rare.

Qui sont les acteurs de la sécurité aérienne ?

Chaque vol a droit à une sécurité maximale. Cela explique l’importance de tous les acteurs qui participent d’une manière plus ou moins importante au fonctionnement d’un vol. Cela commence par le constructeur qui a pour mission de construire des avions fiables, capables de supporter tout type de danger. Au quotidien, les mécaniciens jouent un rôle majeur dans le suivi technique des appareils : ils assurent la maintenance des avions. Dans les airs, ce sont les personnels navigants (pilotes et agents de bord) qui assurent la sécurité en étant capables de réagir à n’importe quel problème dans des conditions limitées.

Enfin, d’autres acteurs moins visibles influent également sur la sécurité aérienne : il s’agit d’organisations régionales comme l’EASA (Agence européenne de la sécurité aérienne) ou internationales comme l’OACI (Organisation internationale de l’aviation civile), des directions générales de l’aviation civile dans chaque pays ainsi que des spécialistes de la sécurité aérienne comme les enquêteurs du BEA (Bureau d’enquêtes et d’analyses).

Consignes de sécurité à bord

  • Les appareils électroniques doivent être éteints
  • Les dossiers doivent être redressés
  • Les volets doivent être relevés
  • Les tablettes doivent être rangées
  • La ceinture de sécurité doit être attachée
  • Les sacs doivent être rangés dans les coffres ou bien sous le siège devant vous
  • Les téléphones portables doivent être en mode « Avion » ou « Hors ligne »
  • Il est interdit de fumer, y compris dans les toilettes
  • Il est conseillé de garder sa ceinture attachée
  • Se diriger vers l’issue de secours la plus proche
  • Ne pas emporter d’affaires personnelles avec soi
  • Enlever les objets blessants de ses poches (ex : stylo)
  • Enlever ses talons (pour les femmes)
  • Défaire son nœud de cravate (pour les hommes)
  • Des masques à oxygène tombent automatiquement
  • Tirer sur le masque pour libérer l’oxygène
  • Le placer sur son visage en l’ajustant
  • Aider les autres passagers
  • Prendre le gilet de sauvetage situé sous votre siège ou dans l’accoudoir central
  • Passer sa tête dans l’encolure et serrer les sangles
  • Une fois à l’extérieur de l’appareil, tirer sur les poignets rouges pour le gonfler